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Cétacés

Echouages

Cette rubrique a le même dessein que celle des oiseaux (cf. « médecine oiseaux marins ») : informer ; même si nous savons qu’il est plus difficile de placer un dauphin dans sa baignoire !

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Nous nous plaçons dans le cas de l’existence d’infrastructures prévues pour l’hospitalisation de petits cétacés ou pouvant les accueillir après adaptation (cas de piscines d’eau salées par exemple).

 

Ce que l’on appelle « syndrome échouage »

Un cétacé qui s’échoue se retrouve dans un milieu qui n’est pas le sien et dont les caractéristiques vont conduire à des altérations organiques graves à l’origine de symptômes rassemblés sous le nom de « syndrome échouage ». Ces symptômes sont les suivants :
- Stress directement lié au fait que l’animal se retrouve dans un milieu, et surtout sur un substrat, inconnu
- Compression de la masse viscérale sous le propre poids de l’animal (disparition de la poussée d’Archimède) d’une part, et la petite taille du sternum d’autre part. Ceci conduit à des problèmes respiratoires : dyspnée, tachypnée aboutissant à une détresse respiratoire, d’autant plus vrai chez les gros animaux soumis à une plus forte pression corporelle
- Pneumonies par aspiration de grains de sable (selon le substrat d’échouage)
- Lésions de la peau et des muqueuses par abrasion avec le substrat
- Le plus grave : perte de la capacité thermorégulatrice. En effet, l’eau a une capacité d’absorption de la chaleur 25 fois supérieure à celle de l’air. Par conséquent, les excès physiologiques de chaleur principalement produits par le métabolisme musculaire ne pourront être éliminés par une masse corporelle en contact direct avec l’air. A long terme, cela conduit à un choc hypovolémique par vasodilatation puis à la mort.